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vendredi 31 août 2012

Exposition Camus : soutien à Benjamin Stora | PCF.fr

Exposition Camus : soutien à Benjamin Stora | PCF.fr

Un bon début


…Il apparaît que cela fut un bond-début, puis une longue & douce suite, sweet, puis sans sweet… Que l’on se roule nus dans les draps embaumés du lit de ton grenier.

Il paraît que  je te caresse lentement la poitrine, te serre plus fort que jamais dans mes bras tandis que tu respires, yeux fermés, à la recherche d'un souffle nouveau.

On a dit aussi que nos quatre mains se sont mêlées, s'enroulant, se contemplant. Elles auraient même pris la parole.

  - Qui es-tu, belle et sombre inconnue ?

  - Et toi, que me fais-tu, noble amant ?

  - Juste l'amour juste, ma Douce, à l'aune de mes forces.

  - Qui es-tu donc pour que je t’accepte ainsi, sous la douceur de tes caresses ?

  - Une rencontre entre un clavier bien tempéré & la partition que tu m’offres.

  -  Pourquoi créer des métaphores quand nos mains se suffisent à elles-mêmes ?

  -  Pour mieux nous emporter au-delà, porter nos sens au-delà, de la racine du mot à l’odeur du verbe ; et respirer avec toi tous les parfums du mot littérature.

  -  J’ai compris, taisons-nous. Et entrons dans l’arc en ciel : septicolore, balsamique, fruité, suave et poivré… Arsenal de nos senteurs…

 

Il paraît aussi que les lointains effluves de leurs deux corps tels deux vêtements abandonnés -  furent retrouvés, à mille lieues de nulle part, sur une plage blanche, flottant entre deux eaux, deux lignes d’écritures, sous les pas crissant de sable d’un oiseau pêcheur qui s’envolait vers le large.

L’oiseau frégate, après avoir joué de son bec avec ces étranges linges, poussa un long cri. Un enfant le vit passer au-dessus de sa tête. Deux bannières de vives lumières en étendard, qui claquaient sous les alizés.

Et toute la région, dit-on, fut désormais recouverte  d’innombrables parfums. Plus tard, cette presqu’île porta le nom de « Sweet Hands. »

Je l’ai visitée, il y a peu…

Mais dépêchez-vous de vous y rendre ; on dit qu’avec le réchauffement climatique, elle serait appelée à disparaître. Elle serait appelée  à porter à jamais un nom affreux ; le mot le plus inodore : « L’Absence ».